Olympe de Gouges (1748-1793)


« La femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune. »


Elle eut l’audace de dénoncer la contradiction entre les principes affichés par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et l’exclusion des femmes du droit de vote par la constitution de 1791. Elle fut condamnée à mort et guillotinée le 3 novembre 1793.








Allons, chaque année,

pour notre père Patrie,

barber les “Mariannes”,

les “Victoires”, ces femmes de pierre qui symbolisent injustement la République !























 
 


Le 14 juillet 2008, jour de fête nationale, 
la République retrouve un peu de sa dignité. 
Dossier de Presse


Entre les folles agitations de la femme Gouges et le silence digne de Marianne, toute personne sensée saura distinguer à quelle place doit se tenir femme raisonnable. Le grand Napoléon 1er, héritier d’une révolution qui sut imposer silence aux femmes, et inspirateur du Code dont la longévité n’a fait que prouver un peu plus la pertinence, le disait déjà il y a tout juste deux siècles : 


« Les femmes sont l’âme de toutes les intrigues, on devrait les reléguer dans leur ménage, les salons du Gouvernement devraient leur être fermés. »

Les plus fanatiques comprirent le moment venu où était leur devoir. Sans remonter jusqu’au précédent tragique d’une Jeanne d’Arc fréquentant imprudemment la compagnie des hommes de guerre et de pouvoir et portant jusqu’à leur armure, la communarde Louise Michel, qu’on accusait d’ailleurs elle aussi, entre autres crimes, de porter l’uniforme masculin, nous donne en 1871 un exemple remarquable de contrition quand elle déclare à ses juges : 

« Vous êtes des hommes, vous allez me juger. Vous êtes devant moi à visage découvert. Vous êtes des hommes et moi je ne suis qu'une femme, et pourtant je vous regarde en face. Je sais bien que tout ce que je pourrais vous dire ne changera rien à votre sentence ».


Mais ils sont loin ces temps où l’on savait contenir leurs égarements. Malgré la résistance méritoire du Sénat au cours de la première moitié du siècle passé, face aux tentatives répétées d’une assemblée nationale lâchement influencée par de nombreux pays étrangers d’accorder aux femmes le droit de vote, celui-ci leur fut imprudemment accordé à la libération. L’évolution de notre société aidant, certaines, rares encore fort heureusement, ont poussé la provocation jusqu’à briguer des mandats électifs.  Il s’en suit la plus grande confusion, comme en témoigne le Président Chirac lui-même, déclarant « Ma femme est un homme politique ».
 
La Femme n’est pas un Homme Politique !

On voit bien à quels dangers  nous expose cette loi inique votée en 2000 sur la parité, à laquelle résistent, aux prix d’amendes aussi injustes qu’exorbitantes nos grands partis, garants de nos traditions les plus solides, au premier rang desquelles la loi salique, qui, depuis les temps les plus anciens interdit en France à une femme l’accès aux plus hautes marches du pouvoir.


Nous frémissions d’horreur lorsqu’en 2001 une marée de femmes s’introduisait dans les conseils municipaux (de 22% on les vit passer à 47,5%). Il en fut fort heureusement autrement aux législatives de juin 2002. A l’issue des derniers scrutins, les femmes, conscientes de leurs devoirs et de leurs limites, sont encore largement minoritaires et modestes en politique, dans nos mairies comme dans nos conseils régionaux, sur les bancs de l’assemblée et dans les fauteuils du sénat, mais la plus grande vigilance est de mise !



En 2008 : 91,5% d’hommes maires dans les villes de 3 500 habitants et plus… 86,9% d’hommes conseillers généraux. Une femme présidente de Région.


Grace à la loi du 31 janvier 2007, imposant l’élection d’autant d’adjointes que d’adjoints, les conseils municipaux constituent désormais l’avant-garde démocratique de la révolution paritaire, en fort contraste avec la lente féminisation des conseils généraux où seulement 13,1% de femmes ont été élues en 2008, contre 10,9% seulement en 2001. Pourtant, avec 83,5% d’hommes investis tête de liste aux élections municipales et 79,1% d’hommes candidats aux cantonales (pour autant de suppléantes), les partis politiques Français continuent à faire figure de mauvais élèves tant au niveau européen qu’au niveau international. Sources : Observatoire de la Parité, 2008.






La résistance à la féminisation du pouvoir politique en France


1793 : Olympe de Gouges est guillotinée pour avoir oublié les vertus propres à son sexe, et se mêler des affaires du gouvernement. 
1804 : le Code Civil de Napoléon consacre l’incapacité juridique des femmes mariées. Les femmes sont classées dans la même catégorie que les criminels, les malades mentaux et les enfants. 
1848 : le suffrage universel exclut les femmes

Les années de guerre froide
1919 : la Chambre des députés accorde aux femmes tous les droits politiques, heureusement le Sénat s'y oppose.
1936 : Léon Blum nomme trois femmes au gouvernement. Les députés adoptent pour la 3ème fois le droit de vote des femmes. Le Sénat, à l'instigation d'Edouard Herriot, enterre à nouveau le projet.

Les années noires : alors que déjà 24 nations ont accordé le droit de vote aux femmes, la France cède sous la pression de l’après guerre.
1944 : l'ordonnance du 21 avril reconnaît le droit de vote et d'éligibilité des femmes 
1946 : la Constitution de la IVè République reconnaît le principe d'égalité entre hommes et femmes.

La résistance s’organise 
1993 : Avec 5,5 % de femmes parlementaires, la France occupe l'avant-dernier rang européen.
1995 : Alain Juppé, premier Ministre du Gouvernement de Jacques Chirac, licencie en bloc 8 femmes ministres de son gouvernement. Elles étaient douze, du 17 mai 1995 au 7 novembre 1995, un nombre inhabituel dans les annales, mais qui ne dura pas longtemps, par suite de leur éviction rapide.

La Parité, fléau des temps modernes
Malgré l’opiniâtreté de grands résistants (Mitterrand, Balladur, etc), 1999 : la loi constitutionnelle sur l’égalité entre les femmes et les hommes consacre l’"égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives". 
2000 : loi sur la mise en œuvre de la parité politique aux différents scrutins électoraux.







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