Femmes savantes, femmes barbantes !
Femmes savantes, femmes barbantes !
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Octobre 2009
LA BARBE
investit la coupole de
l’Institut de France
à l’occasion de la séance solennelle de rentrée
des 5 académies.
De mémoire d’Immortels, c'est la première fois qu’une séance est interrompue par des femmes à barbe.
Octobre 2011
La Barbe entre au CNAM pour féliciter la Fondation Ecologie d'Avenir
La Barbe !
La Barbe investit la séance d'ouverture à l'Académie Francaise
Il est inutile, voire dangereux, de trop éduquer les filles.
“Si vous songez à nourrir votre esprit,
C'est de viande bien creuse, à ce que chacun dit.”
Moliere, Les femmes savantes
Les académiciens l'ont toujours su. Parmi les qualités et prouesses qu'honorent justement les palmes de l'académie, il en est une, singulière : c'est la résistance solidaire et concertée de l'Institut aux assauts contre le Patriarcat.
Nos acclamations, cependant, contrariées en ce jour d'ouverture annuelle par une fâcheuse coïncidence de date, doivent se nuancer d'une alerte : le 27 octobre marque en effet l'anniversaire de l'élection de Juliette, en 2000, à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.
"Juliette", un tel prénom sied-il à un académicien et peut-on sans sourire imaginer la personne qui l'arbore siéger au parlement des savants ?
Au cours de la seule année 2000, l'Institut de France accueillait en outre Jeanne et Florence. Ces nouvelles recrues y suivaient Yvonne, Marguerite, Nicole et Jacqueline, et elles y précédaient un nombre croissant de Catherine, Anne ou Françoise... Bref, un envahissement par ce qu'il faut bien appeler « des FEMMES ».
De grâce, Messieurs, ressaisissez-vous ! Veuillez laisser les immortelLEs où la nature les place : sur les parterres de nos jardins !
Rappelons aux curieux de gloire femelle que le calendrier les invite le 27 octobre à célébrer Bienheureuse Emeline, ermite du XIIe siècle. Et puisse ce valeureux cénacle continuer de démontrer, par la limpide évidence de sa virile composition, que l'esprit a un sexe, et lequel.
Honorons à nouveau, Messieurs, le grand Molière qui savait – par la bouche du Père Chrysale –mettre chacun et chacune a sa juste place :
“Je vis de bonne soupe, et non de beau langage.
Vaugelas n'apprend point à bien faire un potage,
Et Malherbe et Balzac, si savants en beaux mots,
En cuisine peut-être auraient été des sots. »
(Chrysale, acte II, scène 7)